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Voyager tranquille
Le mot de la fin
La peur des transports raconte partout la même histoire : il n’y a pas de sortie, donc tu es en danger. Vous savez maintenant que c’est une confusion, la même dans le métro, sur l’autoroute et à dix mille mètres. Il n’y a jamais eu de danger, seulement des lieux qu’on ne quitte pas pendant quelques minutes ou quelques heures, et des vagues qui redescendent toutes seules, partout, toujours.
Le monde est grand, et il est à vous. Reprenez-le trajet par trajet, barreau par barreau, avec l’inconfort comme compagnon de route temporaire. Un jour, vous vous surprendrez à râler contre un retard de train, comme tout le monde, sans une pensée pour votre cœur. Ce jour-là, pensez à moi, c’est exactement là que je vous attends.
Bon voyage.
Nicolas